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Cégépiens d'exception

Quelques personnalités qui ont marqué l'histoire du Cégep

Alain Chainey

Issu d’une famille sportive, il était tout naturel pour Alain Chainey d’opter pour une carrière qui lui permettrait de mettre à profit ses qualités athlétiques, mais qui lui offrirait surtout l’opportunité de transmettre ses connaissances aux autres.

C’est dans cette optique qu’il poursuit ses études pour devenir enseignant en éducation physique. Après un passage à la Polyvalente de Thetford, c’est au Cégep de Thetford qu’il enseignera pendant près de dix ans. Il deviendra d’ailleurs, au cours de cette période, le tout premier entraîneur de l’histoire des Filons au sein de la ligue collégiale de hockey.

Il ignore à ce moment que ce passage derrière le banc lui servira de tremplin vers une carrière professionnelle puisque ses compétences ne tarderont pas à être reconnues et il cumulera par la suite plusieurs emplois : entraîneur-adjoint avec les Nordiques de Québec, entraîneur-chef des Harfangs de Beauport, recruteur-chef des Ducks d’Anaheim avec lesquels il remportera la Coupe Stanley et aujourd’hui analyste à la télévision.

Avec beaucoup d’humilité, M. Chainey reconnaît que les années passées au Cégep de Thetford lui auront permis de gravir tous les échelons qui ont par la suite jalonné son parcours. Sa feuille de route fait assurément de lui un des plus grands ambassadeurs thetfordois sur la scène sportive.

« Mes années au Cégep et comme entraîneur des Filons ont eu une grande influence sur le reste de ma carrière. Jamais je n’aurais pu aspirer aux postes que j’ai occupés si je n’avais eu la chance, grâce à Robert Lortie, de diriger les Filons. Ç’aurait été inimaginable ».

Années de fréquentation:1979-1987 (enseignant)

Programme d’études:Éducation physique

Études post-collégiales:Baccalauréat en enseignement à l’Université de Moncton

Claude Gagnon

Si le domaine financier a occupé toute la carrière professionnelle de Claude Gagnon, sa feuille de route est parsemée de nombreuses implications plus diversifiées les unes que les autres.

À l’emploi du Mouvement Desjardins pendant 35 ans, dont près de 30 comme directeur général de la Caisse de Disraeli puis de la Caisse de Thetford, cet homme de cœur a multiplié ses engagements dans sa communauté, et ce, au sein d’une multitude d’organisations.

Qu’il suffise de mentionner les nombreuses présidences qu’il a assumées à la Chambre de commerce de Disraeli, au Cégep de Thetford, au Comité de diversification économique, à l’Opération Nez Rouge, à la Finale provinciale des Jeux du Québec, pour l’équipe de football des Filons, au Fonds de diversification de l’Amiante et au Conseil de la santé et des services sociaux pour se convaincre de son grand attachement à la région. Et c’est sans compter sa participation dans plusieurs autres sphères d’activités.

M. Gagnon se rappelle bien son arrivée au Cégep. C’était au tout début de celui-ci et les nouveaux arrivants étaient regardés de haut par les étudiants et professeurs déjà en place au Collège classique. Mais, dit-il, les choses se sont rapidement replacées et il en conserve d’excellents souvenirs.

« En techniques administratives, j’ai eu la chance d’avoir comme professeur M. Rock Lamothe qui, en plus de nous enseigner les principes comptables, nous a forcés par sa rigueur à découvrir en nous la force de caractère et le leadership. C’est donc à lui, et indirectement au Cégep de Thetford, que je dois ma pseudo réussite ».

Claude Gagnon

Années de fréquentation:1969-1972

Programme d’études :Techniques administratives

Études post-collégiales:Certificat en gestion des organisations à l’Université Laval

Président du conseil d’administration du Cégep:1996-2000

Éric Turcotte

Les défis et les responsabilités se sont succédés depuis le début de la carrière du Dr Turcotte qui cumule un nombre considérable de reconnaissances et de prix plus impressionnants les uns que les autres.

En plus d’être médecin spécialiste en médecine nucléaire, il est chef clinique du centre d’imagerie moléculaire de Sherbrooke, clinicien-chercheur et professeur agrégé du département de médecine nucléaire et de radiobiologie de l’Université de Sherbrooke.

Parmi ses contributions les plus significatives, il a participé au développement d’un nouvel outil pour le diagnostic et le traitement des tumeurs neuroendocrines. Cette découverte permet maintenant de détecter un cancer initialement presque invisible par les tests d’imagerie conventionnels.

En plus de son expertise dans de nombreux domaines, il est aussi reconnu comme une sommité en médecine nucléaire. Il est titulaire d’une licence de production d’isotopes de recherche médicale et d’une autre licence de production d’isotopes privés. Il a enfin collaboré à de nombreux ouvrages qui servent aujourd’hui de références aux médecins et spécialistes.

S’il estime que ses deux années au Cégep de Thetford ont passé très rapidement, M. Turcotte se rappelle néanmoins de plusieurs de ses enseignants dont il conserve d’excellents souvenirs.

« La qualité de l’enseignement reçu au Cégep de Thetford m’a bien préparé pour la suite de ma carrière. Cela m’a appris à utiliser les imprévus à mon avantage, à capitaliser et à trouver des solutions. Une journée sans défi est une journée plate. Dans mon travail, je sais quand je commence, mais jamais quand je finirai et c’est ce que j’aime ».

Dr Éric Turcotte

Années de fréquentation:1990-1992

Programme d’études:Sciences pures

Études post-collégiales:Doctorat en médecine à l’Université de Sherbrooke / Doctorat en médecine nucléaire à l’Université de Sherbrooke / Formation complémentaire (fellowship) en médecine et recherche à l’Université de Washington

Laurent Lessard

Rien ne prédestinait Laurent Lessard à une brillante carrière politique au cours de ses années d’études au Cégep de Thetford. En effet, au terme de celles-ci, c’est comme infirmier qu’il occupe son premier emploi de 1983 à 1988. Parallèlement, il complète un baccalauréat en droit et devient notaire en 1989. Après neuf années de pratique, il opte pour une formation comme planificateur financier et exercera cette profession jusqu’à son élection à la mairie de Thetford en 1999, un poste qu’il occupera jusqu’en 2003.

C’est à ce moment qu’il entreprend sa nouvelle carrière comme député provincial et qui le mènera à la tête des ministères du Travail, de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, des Affaires municipales, des Forêts, de la Faune et des Parcs et, finalement, des Transports. Il agit aujourd’hui comme consultant en performance des entreprises.

S’il est fier de son cheminement professionnel, M. Lessard considère que ses années passées au Cégep de Thetford ont façonné ce parcours. Il dit retenir une expérience positive de son passage et se rappelle avec plaisir les encouragements de ses enseignants, notamment ceux de M. Charlemagne Jean-Pois, et ce, même s’il était de son propre aveu quelque peu turbulent.

« Je retiens l’excellence de l’enseignement reçu, mais aussi la qualité des étudiants qui sont passés au Cégep. J’y ai rencontré des talents exceptionnels et j’en suis vraiment impressionné. Pour plusieurs, cela a signifié un passeport à l’international ».

Laurent Lessard

Années de fréquentation:1980-1983

Programme d’études:Technique infirmière

Études post-collégiales:Baccalauréat en droit à l’Université de Sherbrooke

Luc Lessard

Ses études en technologie minérale prédestinaient sans doute M. Lessard à une carrière dans le domaine, mais nul n’aurait pu prédire l’ampleur de son parcours.

Avec plus de 30 ans d’expérience en conception, construction et exploitation de mines, M. Lessard a travaillé sur plusieurs projets de mines souterraines et à ciel ouvert dans le monde. Il a notamment occupé les fonctions de chef de l’exploitation et vice-président principal à l’ingénierie et à la construction pour Corporation Minière Osisko, vice-président à l’ingénierie et à la construction pour IAMGOLD Corp. et de directeur général des projets pour Cambior.

Aujourd’hui président et chef de la direction de Ressources Falco Ltée et vice-président principal, services techniques, pour Redevances Aurifères Osisko Ltée, M. Lessard siège sur les conseils d’administration de Ressources Falco Ltée, Nighthawk Gold Corp. et de Métaux Osisko Inc.

Il est un des rares Canadiens à cumuler les fonctions d’ingénieur minier et de constructeur de mines. D’ailleurs, parmi ses nombreuses réalisations, il a été le responsable de la conception, de la construction et de la mise en service de la mine Canadian Malartic, la plus grande mine aurifère au Canada.

Son passage au Cégep de Thetford meuble encore ses souvenirs et il se rappelle que le département de technologie minérale en était à ses débuts. L’accès à des locaux nouvellement aménagés et à des équipements neufs constituait une belle opportunité d’apprentissage pour celui qui, aujourd’hui encore, a un attachement profond à la région où il détient une résidence secondaire au Lac Aylmer.

« L’impact du Cégep sur ma carrière a été énorme. Je me souviens que mon professeur Normand Grégoire avait mis sa main sur mon épaule en me disant que j’étais fait pour continuer. Il m’a donné l’élan pour poursuivre à l’université et pour devenir ce que je suis devenu ».

Luc Lessard

Années de fréquentation:1981-1984

Programme d’études:Technologie minérale, option exploitation

Études post-collégiales:Baccalauréat en génie minier à l’Université Laval

Mario Rouleau

Véritable artiste dans l’âme, c’est à l’emploi de la Télévision communautaire de la Région de L’Amiante (TVCRA) que M. Rouleau a fait ses débuts derrière la caméra.

Son talent indéniable lui ouvre rapidement les portes vers une carrière professionnelle remplie d’impressionnantes réalisations. Après un passage à Québec pour Télé-4 et Radio-Québec, il s’installe à Montréal où, dès 1987, il collabore au magazine Wow et il enchaîne par la suite avec les émissions de variétés, les galas, les captations et les émissions d’humour.

C’est à lui qu’on doit notamment les émissions Beau et chaud, L’enfer c’est nous autres, Le plaisir croît avec l’usage, de même que plusieurs captations des Francofolies de Montréal, du Festival de jazz de Montréal, du Festival d’été de Québec, des galas Juste pour rire et de plusieurs autres événements. Il compte aussi à son actif la réalisation de nombreux galas de l’ADISQ, des Oliviers et des Gémeaux, d’un Bye Bye, des Fêtes du Canada et plus encore.

Les émissions qu’il a réalisées au fil de sa carrière ont été récompensées par un total de 17 Prix Gémeaux.

M. Rouleau a encore frais à la mémoire ses années au Cégep de Thetford où il a été de toutes les organisations, qu’il s’agisse de la radio étudiante, du festival Bloup Bip, du théâtre étudiant ou de la commission pédagogique.

« On était au début des Cégeps. Plusieurs de nos professeurs avaient seulement quelques années de plus que nous, ce qui créait une belle relation. C’est là que j’ai appris à dealer avec le milieu artistique. Je suis sorti grandi de cette expérience qui m’a ensuite aidé au cours de ma carrière ».

Mario Rouleau

Années de fréquentation:1971-1974

Programme d’études:Sciences humaines

Martin Sévigny

Dès la fin de ses études, M. Sévigny entreprend sa carrière chez Ubisoft Canada où il gravit rapidement les échelons jusqu’à devenir directeur de la technologie. Toujours à l’affût de nouveaux défis, il se joint ensuite à quelques géants dans les domaines du cinéma, de la télévision et du jeu vidéo. C’est ainsi d’ailleurs qu’il contribue notamment à trois titres de la série Batman.

En 20 ans de carrière, ce natif de Thetford Mines s’est bâti une solide réputation et œuvre présentement au sein de la firme Epic Games qui compte plus de 1 000 employés répartis partout en Amérique, de même qu’en Europe et en Asie, ce qui en fait l’un des plus importants joueurs dans le domaine du jeu vidéo. Au nombre des responsabilité qui lui incombent, il assume le rôle de gestionnaire du support pour la division Entreprise.

M. Sévigny se rappelle bien ses années passées au Cégep de Thetford qui, dit-il, l’ont bien préparé en vue de son stage universitaire. Selon lui, l’avantage de faire partie d’une petite cohorte est indéniable. Les connaissances qu’il y a acquises et l’enseignement personnalisé dont il a bénéficié s’avèrent les principaux atouts qui lui ont permis de connaître la carrière qu’il mène.

« L’important, ce n’est pas seulement la connaissance, mais surtout de toujours continuer à apprendre. C’est une fois sur le marché du travail qu’on finit par comprendre pourquoi on a appris tout ça. Si vous acceptez d’apprendre, ça ira bien ».

Martin Sévigny

Années de fréquentation:1992-1994

Programme d’études:Sciences pures

Études post-collégiales:Baccalauréat en informatique à l’Université de Sherbrooke

Michel Rouleau

Natif d’East Broughton, M. Rouleau a œuvré toute sa carrière au sein du Mouvement Desjardins. Après des débuts à la Fédération des caisses Desjardins de Québec, il assume la direction générale de diverses caisses pendant près de 20 ans, dont huit ans à la Caisse Saint-Maurice de Thetford. C’est d’ailleurs au cours de cette période qu’il siège au sein du conseil d’administration du Cégep de Thetford.

Il devient par la suite président de la Fédération et c’est à ce titre qu’il a contribué activement à la réorganisation majeure du Mouvement Desjardins par le regroupement des dix fédérations régionales et des caisses de groupe avec la Confédération. Il a également participé à la création des Centres Desjardins Entreprises et à la reconfiguration du réseau des caisses.

Membre de nombreux conseils d’administration et comités, M. Rouleau a non seulement marqué le Mouvement Desjardins, mais également l’ensemble du mouvement coopératif québécois et canadien dont il est un fier ambassadeur.

Au nombre des reconnaissances reçues, il a été décoré de l’Ordre du Mérite coopératif et mutualiste par les conseils québécois et canadien de la coopération et de la mutualité. Il a aussi été intronisé au sein du Club des Bâtisseurs de la Nouvelle-Beauce, en plus d’être récipiendaire d’un doctorat Honoris Causa de l’Université du Québec à Rimouski.

M. Rouleau est, par ailleurs, un modèle d’engagement dans la communauté sur les plans économique et social. Il est important pour lui de redonner à la communauté et de partager son expertise et son expérience. C’est d’ailleurs à cela qu’il se consacre dans ce qu’il appelle lui-même sa deuxième carrière.

« Je trouve important de m’impliquer pour contribuer au développement régional parce qu’une région se développe grâce à la prise en charge de son milieu. Cet engagement de l’ensemble de la communauté devient en quelque sorte le moteur pour réaliser les projets qui nous tiennent à cœur ».

Michel Rouleau

Membre du conseil d’administration du Cégep:1979-1983

René Doyon

Originaire de Thetford Mines, c’est à l’issue de ses études, à l’aube des années ’90, que M. Doyon entame une impressionnante et prestigieuse carrière d’astrophysicien. De chercheur à ses débuts, il est aujourd’hui professeur titulaire au département de physique de l’Université de Montréal.

Reconnu comme une sommité dans le domaine de la recherche sur les planètes extra-solaires, ses recherches ont mené à d’importantes découvertes. C’est à lui, notamment, qu’on doit la toute première photographie d’une planète à l’extérieur du système solaire. L’exploit devait d’ailleurs lui valoir en 2008 le prix de Scientifique de l’année, décerné par Radio-Canada.

Directeur de l’Observatoire du Mont-Mégantic et de l’Institut de recherche sur les exoplanètes, il est un des quatre chercheurs principaux impliqués dans la construction du télescope spatial James-Webb, un observatoire complexe de 10 milliards de dollars, développé par la NASA avec le concours de l’Agence spatiale européenne et l’Agence spatiale canadienne. Il mène également divers projets d’instrumentation astronomique d’avant-garde (caméra et spectrographe) pour l’Observatoire du Mont Mégantic et d’autres observatoires à Hawaii et au Chili.

Malgré tous ses succès, M. Doyon demeure humble et rappelle que ses années au Cégep de Thetford s’inscrivent parmi les plus grands moments de sa vie, là où il a forgé de grandes amitiés.

« Le Cégep de Thetford a eu une grande influence sur ma vie et ma carrière. Plusieurs cours et des professeurs m’ont marqué, notamment en philosophie. Mon intérêt pour les sciences s’est cristallisé à ce moment. La véritable piqûre pour devenir astrophysicien s’est confirmée au Cégep de Thetford ».

René Doyon

Années de fréquentation:1980-1982

Programme d’études:Sciences pures

Études post-collégiales:Baccalauréat et Maîtrise en physique à l’Université de Montréal / Doctorat en astrophysique au Imperial College of Science and Technology and Medecine de l’Université de Londres

Sébastien Grenier

C’est en tant que musicien, plus précisément comme saxophoniste, que M. Grenier mène une carrière professionnelle depuis plus de vingt ans.

À travers de multiples sessions en studio, il parcourt le monde en compagnie de nombreux artistes. Ses engagements l’ont mené à sillonner le Moyen Orient, l’Europe, les États-Unis, l’Ouest canadien et, évidemment, le Québec. C’est d’ailleurs lors du Festival de Jazz de Montréal, il y a deux ans, qu’il s’est produit devant son plus grand auditoire en compagnie du groupe The Brooks alors que 40 000 personnes assistaient au spectacle.

Bien qu’il ait fait un changement de cap après ses études collégiales, M. Grenier avait déjà la musique dans le sang lorsqu’il fréquentait le Cégep de Thetford. Il se rappelle notamment son travail auprès de Bertrand Nadeau avec lequel, ironiquement, il a enseigné quelques années plus tard avant de se consacrer à sa carrière musicale.

Son goût pour la musique remonte toutefois bien avant cela et lui a été transmis en très bas âge puisque son grand-père, avoue-t-il, était un violoneux.

De ses années au Cégep de Thetford, M. Grenier conserve d’excellents souvenirs. Les rencontres qu’il y a faites se sont avérées enrichissantes, lui qui était très impliqué dans les activités étudiantes.

« L’art stimule la créativité, la sensibilité et l’imagination. Il élève la conscience, la pensée analytique et il favorise l’autonomie, l’expression de soi et l’interaction avec le milieu. Voilà pourquoi l’importance d’une culture générale au niveau collégial, et ce, peu importe le domaine d’études ».

Sébastien Grenier

Années de fréquentation:1990-1992

Programme d’études:Sciences pures

Études post-collégiales:Baccalauréat en ingénierie rurale à l’Université Laval / Baccalauréat en musique à l’Université Laval / Maîtrise en musique à l’Université Laval

Serge Pelletier

C’est un parcours atypique qui a jalonné la carrière de Serge Pelletier. En effet, celui qui a sillonné le monde durant près de 30 ans n’était pas prédestiné à un tel rythme de vie.

Un accident majeur survenu alors qu’il débutait une carrière comme bûcheron l’a incité à retourner sur les bancs d’école pour poursuivre des études en techniques minières. Fraîchement diplômé, il se trouve un emploi comme technicien en projets de forage et de dynamitage à Disraeli avant de déménager en Gaspésie puis en Abitibi où il occupera divers postes jusqu’à devenir superviseur de la mine du lac Shortt.

Il décide par la suite de s’installer au Montana pour compléter un cours en génie minier. Son embauche par la Broken Hill Proprietary (BHP) marquera le début de sa vie de globetrotteur. Il parcourra le Nouveau Mexique, l’Australie, les territoires du Nord-Ouest, l’Afrique du Sud, l’Angola, la République démocratique du Congo, le Mozambique, l’Ouest canadien pour finalement tirer sa révérence au Texas. De retour au Québec, sa retraite sera de courte durée puisqu’il assume depuis mai 2018 la responsabilité du Bureau de la reconstruction de Lac-Mégantic.

Parmi les souvenirs de son passage au Cégep de Thetford, il ne peut ignorer son implication comme entraîneur de l’équipe masculine de volleyball, son travail de plongeur le midi, mais surtout la qualité de l’enseignement reçu.

« Mes années d’études au Cégep de Thetford ont eu une grande influence sur ma carrière. C’est là que j’ai appris ce qu’était l’éthique de travail. On te donne une clé et c’est ensuite à toi de t’en servir pour t’ouvrir des portes. Le Cégep m’a donné cet élan nécessaire ».

Serge Pelletier

Années de fréquentation:1981-1984

Programme d’études:Techniques minières

Études post-collégiales:Baccalauréat en sciences en génie minier au Montana School of Mines

Sophie Ouellet

Originaire de Thetford Mines, madame Ouellet connaît une exceptionnelle carrière de peintre professionnelle à laquelle elle se consacre entièrement depuis plus d’une dizaine d’années.

Après l’obtention de son baccalauréat multidisciplinaire, elle anime des ateliers créatifs et offre des cours de perfectionnement à d’autres artistes. C’est toutefois son propre art qui la propulse vers une renommée qui s’étend au-delà des frontières puisque ses œuvres font l’objet d’expositions aux États-Unis, en Belgique, en Roumanie, en France et en Chine.

Sa participation à ces divers événements sert de tremplin à sa carrière artistique. Motivée par l’envie de peindre l’expression la plus représentative de ses pensées, elle puise l’essence de sa créativité au cœur de son ressenti émotionnel, gage de force et de vérité. La résilience se retrouve au centre de ses œuvres.

Membre du Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches, l’artiste est représentée dans plusieurs galeries au Canada et en Chine.

Madame Ouellet conserve des souvenirs impérissables de son passage au Cégep, malgré les difficultés qui ont marqué ces années puisqu’elle avait dû subir une importante intervention chirurgicale qui l’a obligée à manquer une session. Le soutien de ses professeurs l’a profondément touchée.

« Mes années au Cégep et l’épreuve que j’ai dû traverser au même moment ont tracé la voie à mon avenir et à ma carrière. J’y ai puisé le courage de continuer malgré les difficultés. Ça été un moment charnière qui a donné un sens à ma vie »

Sophie Ouellet

Années de fréquentation:1996-1999

Programme d’études:Sciences humaines

Études post-collégiales:Baccalauréat multidisciplinaire (arts visuels, sociologie) à l’Université Laval

Nancy Doyon

Madame Doyon est l’exemple-type d’une vraie battante qui ne recule jamais devant une difficulté, mais qui va plutôt y voir une opportunité de progresser encore davantage.

Enchaînant le boulot d’intervenante dans les centres jeunesse, les CPE, les écoles puis dans les CLSC, elle décide de plonger dans l’univers du coaching. Ses ambitions et son désir d’aider ne s’arrêtant pas là, elle ajoutera plusieurs cordes à son arc jusqu’à devenir conférencière, en passant par de nombreuses apparitions à la télévision à titre de coach familial.

N’étant pas encore rassasiée après avoir lancé sa propre entreprise, madame Doyon publie un premier livre intitulé « Parent gros bon sens ». Voyant ses services requis un peu partout au Canada, mais aussi au Maroc, en France, en Belgique et en Suisse, elle constate la nécessité d’offrir une formation en coaching familial afin de répondre à un besoin en fondant sa propre école.

Son audace lui aura valu beaucoup de succès puisqu’elle s’inscrit aujourd’hui comme une référence dans son domaine. Selon elle, on doit parfois se résigner à fermer des portes pour que d’autres s’ouvrent à nous.

Le sens de l’initiative a toujours été présent chez madame Doyon qui, à l’école secondaire et au Cégep, avait déjà la fibre entrepreneuriale. Elle conserve, par ailleurs, d’excellents souvenirs de ses professeurs qui jouaient presque le rôle de grand frère ou de grande sœur auprès d’elle.

« C’est au Cégep que mes professeurs m’ont amenée à croire en moi. Ils ont su identifier mes forces et me donner une belle confiance. Ils m’ont permis de me réaliser. C’est grâce à eux que je suis sortie de là avec l’impression que je pouvais faire bien des choses ».

Nancy Doyon

Années de fréquentation:1988-1991

Programme d’études:Technique d’éducation spécialisée

Maxime Fortier-Bourque

Les faits d’armes sont déjà nombreux dans la jeune carrière de ce mathématicien qui collectionne les réussites depuis le début de ses études.

C’est ainsi qu’il a participé, en 2007, à la finale du Championnat international des jeux de mathématiques et logiques à Paris. Remportant plusieurs bourses au cours de ses études, l’une d’elles lui a permis de passer une session à Moscou pendant son baccalauréat. Plus tard, au cours de son doctorat, il a pu peaufiner les résultats de sa thèse qui ont éventuellement été publiés dans la revue Inventiones mathematicae, une des revues mathématiques les plus prestigieuses.

En compagnie d’un collaborateur, M. Fortier-Bourque a aussi résolu un problème vieux de 40 ans en démontrant qu’il existe des boules non-convexes dans la métrique de Teichmüller. Au terme de ses études, il a obtenu un poste de professeur adjoint en mathématiques pures à l’Université de Glasgow, en Écosse, où il enseigne actuellement.

Son travail l’amène à voyager afin de participer à des conférences et de poursuivre des collaborations de recherches, notamment en France, en Irlande et bientôt en Espagne.

Un nom surgit à l’esprit de M. Fortier-Bourque lorsqu’il se remémore les deux années passées au Cégep de Thetford, soit celui de son professeur de mathématiques, Benoît Régis. Ce dernier lui a souvent donné des énigmes à résoudre en plus de l’initier au fonctionnement du GPS.

« Le Cégep m’a appris à avoir une pensée critique et à me questionner sur le monde qui m’entoure. C’est aussi là que ma passion pour les maths est née. J’en remercie Benoît Régis qui nous enseignait du matériel extracurriculaire et m’a encouragé à participer à des concours de mathématiques ».

Maxime Fortier-Bourque

Années de fréquentation:2004-2006

Programme d’études:Sciences de la nature

Études post-collégiales:Baccalauréat en mathématiques à l’Université Laval - Maîtrise en mathématiques à l’Université Laval - Doctorat en mathématiques à City University of New York - Post-doctorat en mathématiques à l’Université de Toronto

Natacha Gagné

Professeure et directrice des programmes de premier cycle au département d’anthropologie de l’Université Laval, madame Gagné s’intéresse aux relations entre minorités et majorités dans les États pluralistes et aux questions autochtones.

Dans le cadre de ses recherches, elle tente de cerner les influences du type d’État, des histoires coloniales et du poids démographique des populations autochtones sur la formulation des revendications souverainistes en Océanie. Plus récemment, elle fut amenée à étudier la situation des autochtones sans statut au Canada qui empruntent la voie des tribunaux pour se faire reconnaître ainsi qu’aux legs coloniaux dans la justice dans les territoires français d’outre-mer.

Auteure de nombreux livres et articles, elle est aussi membre de plusieurs équipes et centres de recherches. Sa notoriété et sa réputation l’ont conduite dans des universités à travers le monde pour y prononcer des conférences.

D’ailleurs, madame Gagné collectionne les honneurs. Elle a reçu, pour ses recherches doctorales, le Prix d’excellence Salisbury pour la recherche de la Société canadienne d’anthropologie. Récipiendaire du Prix du Jeune chercheur de la Faculté des sciences sociales de l’Université d’Ottawa, elle a aussi été nommée Fellow de l’Association for Social Anthropology in Oceania.

Un nom surgit immédiatement à la mémoire de madame Gagné lorsqu’elle évoque les souvenirs de son passage au Cégep de Thetford, soit celui de son professeur de sociologie, Pierre Vachon, qui lui a suggéré l’idée de devenir anthropologue. Un conseil qu’elle a suivi et qu’elle affirme n’avoir jamais regretté.

« Mon passage au Cégep a eu une influence fondamentale sur ma carrière à cause des professeurs passionnés que j’ai eu la chance d’avoir en sciences humaines, littérature et philosophie, mais aussi d’une rencontre qui m’a mise sur le chemin de l’anthropologie. J’ai été séduite par cette discipline extraordinaire ».

Natacha Gagné

Années de fréquentation:1992-1994

Programme d’études:Sciences humaines

Études post-collégiales:Baccalauréat en anthropologie à l’Université Laval - Maîtrise en anthropologie à l’Université Laval - Doctorat en anthropologie à l’Université McGill - Post-doctorat à l’École des hautes études en sciences sociales à Paris

Daniel Lagueux

C’est assez tardivement au cours de ses études que M. Lagueux a réorienté son choix de carrière en optant pour la pratique du droit. Bien lui en prit puisqu’il est aujourd’hui juge au Tribunal administratif du Québec.

Ayant entamé sa carrière d’avocat dans un cabinet de la région, il est rapidement nommé substitut du procureur général à la Direction des affaires pénales du ministère de la Justice. Après quelques années à ce poste, il agit comme avocat à la direction des affaires juridiques pour la Régie des alcools, des courses et des jeux avant devenir le directeur de l’analyse, puis avocat à la direction du contentieux, toujours au sein de ce même organisme.

En 2007, M. Lagueux est nommé au Tribunal administratif du Québec à titre de juge administratif affecté à la Section des affaires sociales et à la Commission d’examen des troubles mentaux, une tâche à laquelle s’ajoute les fonctions de coordonnateur depuis deux ans.

Ce dernier évoque avec plaisir les souvenirs qu’il conserve de son passage au Cégep de Thetford et de la vie à l’intérieur des résidences.

C’était, se rappelle-t-il, à l’époque de la construction de la nouvelle section du Cégep. La qualité de l’enseignement et la passion de ses professeurs, notamment de Marius Boutin en géographie, l’ont beaucoup marqué.

« Mon séjour au Cégep de Thetford m’a servi de transition entre l’école secondaire et mon passage à l’université. Cette étape m’a permis de développer mes connaissances, de toucher des matières que je n’aurais pas vues autrement. J’y ai aussi connu de nouvelles personnes, ce qui m’a préparé pour l’étape suivante de mes études et ma carrière ».

Daniel Lagueux

Années de fréquentation:1975-1977

Programme d’études:Sciences humaines

Études post-collégiales:Baccalauréat en géographie à l’Université de Sherbrooke - Licence en droit (cum laude) à l’Université d’Ottawa

Patrick Ouellet

Membre du Barreau du Québec depuis 1999 après des études au terme desquelles il a obtenu une mention d’excellence, M. Ouellet est reconnu comme un des meilleurs avocats au Québec, tant devant les tribunaux de première instance qu’en appel.

Fellow du prestigieux American College of Trial Lawyers, il exerce une large pratique dans les domaines de l’arbitrage et du litige commercial, corporatif et civil en plus de posséder une expertise particulière dans les litiges en valeurs mobilières, en télécommunications, en recours collectifs, en construction et en matière de conflits entre actionnaires. Parmi ses plus hauts faits d’armes, il a remporté un jugement en Cour suprême du Canada permettant à son client d’obtenir des dommages-intérêts de 141 M $.

Nommé « avocat plaideur de l’année au Québec » en 2016 et 2018, il figure également parmi les 50 meilleurs plaideurs au Canada. Ayant été chargé de cours à l’Université de Sherbrooke et à l’Université McGill, il a aussi enseigné le droit de la preuve à l’École du Barreau du Québec. Son expertise en fait un conférencier très convoité.

M. Ouellet n’hésite pas à affirmer que ses années passées au Cégep ont été les plus belles de sa période d’études. Outre le fait qu’il ait été élu l’athlète de l’année en 1995, l’amitié développée avec ses collègues de classe est chère à ses yeux puisque celle-ci s’est poursuivie au fil des ans et perdure encore aujourd’hui.

« Pour plusieurs raisons, mon passage au Cégep a été déterminant dans ma carrière. La qualité de nos professeurs faisait en sorte que le programme de sciences pures à Thetford jouissait d’une réputation extraordinaire. La rigueur intellectuelle qu’on nous a aidé à développer et les notions apprises sont aujourd’hui des éléments essentiels dans le cadre de mon travail ».

Patrick Ouellet

Années de fréquentation:1993-1995

Programme d’études:Sciences pures

Études post-collégiales:Baccalauréat en droit à l’Université de Sherbrooke

Gervais Jacques

C’est en tant qu’ingénieur chimiste que M. Jacques a entrepris sa carrière au service d’Alcan en 1991. Il a ensuite dirigé le département des ressources humaines puis les activités de planification et de développement stratégique.

Sa progression se poursuit lorsqu’il devient directeur général de l’usine Vaudreuil de l’unité Bauxite avant d’être nommé chef de l’exploitation des actifs de Bauxite et alumine de Rio Tinto pour le Brésil, la Guinée et le Canada. Il est aujourd’hui chef des Affaires commerciales du groupe de produits Aluminium de Rio Tinto et supervise, à ce titre, les ventes et le marketing de Métal primaire à l’échelle mondiale, l’unité Bauxite et alumine et l’analyse de l’industrie en Amérique du Nord, en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie-Pacifique.

Conscient de l’importance de la persévérance scolaire et désireux de redonner à sa région, M. Jacques est à l’origine d’une nouvelle entente avec le Cégep de Thetford qui permettra de remettre trois bourses d’études de 10 000 $ offertes par Rio Tinto à des étudiants de l’institution, et ce, à chacune des trois prochaines années.

Comme plusieurs, il ne garde que de bons souvenirs de son expérience au Cégep. En plus d’y avoir tissé des amitiés qui durent encore trente ans plus tard, il affirme que la qualité de l’enseignement reçu, la discipline acquise et la présence de professeurs marquants ont été pour lui un riche héritage.

« Il ne faut pas sous-estimer l’importance de la présence d’un Cégep en région. Cela a permis et permet encore de garder des gens chez nous qui ont ainsi pu poursuivre des études et qui n’auraient peut-être pas pu le faire à l’extérieur. Mes années au Cégep m’ont ouvert les yeux sur ce que je pourrais faire plus tard ».

Gervais Jacques

Années de fréquentation:1985-1987

Programme d’études:Sciences pures

Études post-collégiales:Baccalauréat en génie chimique

Josée Masson

L’adage qui dit que la valeur n’attend pas le nombre des années colle bien à la peau de madame Masson, elle dont la carrière a rapidement pris son envol à l’issue de ses études.

Après avoir œuvré pendant 13 ans comme travailleuse sociale en CLSC, elle fonde en 2009 l’organisme Deuil-Jeunesse qui vient en aide aux jeunes et aux adultes qui vivent une maladie grave, la mort d’un proche ou une perte à la suite d’une séparation, d’un abandon ou d’une adoption.

Son initiative lui vaut d’ailleurs les titres de Diplômée influente de l’Université Laval et de Jeune Personnalité d’affaires de la Jeune Chambre de commerce de Québec. Ayant développé une expertise unique reconnue au Québec et à l’étranger, elle a pour mission de sensibiliser les gens à l’importance d’un bon accompagnement dans le deuil.

En plus d’être l’auteure de trois ouvrages à l’intention des proches qui doivent accompagner un jeune en deuil, cette conférencière et formatrice est également chargée de cours de l’École de service social de l’Université Laval.

Sans deviner qu’elle allait devenir un jour une entrepreneure, madame Masson savait au moment de son passage au Cégep qu’elle travaillerait à aider d’autres personnes. Elle garde en mémoire la vie sociale de cette époque et le plaisir qu’elle a partagé au salon étudiant.

« C’est très clair que mes années au Cégep ont eu une grande influence sur ma vie. Ça été une magnifique préparation. C’est là que j’ai pris goût à faire des exposés, à défendre mes idées. Ce fut un grand pas pour moi vers ce que j’allais devenir ». -Josée Masson

Années de fréquentation:1991-1993

Programme d’études:Sciences humaines

Études post-collégiales:Baccalauréat en service social

Claude Gagnon

Cet enseignant de formation aura non seulement vécu toutes les époques du Cégep de Thetford, de ses débuts jusqu’à l’aube des années 2000, mais il sera lui-même passé par plusieurs étapes pour en devenir éventuellement et ultimement le directeur général.

D’abord enseignant en philosophie, il devient par la suite conseiller pédagogique, puis directeur des études avant d’accéder à la direction générale de l’établissement pour lequel il aura œuvré pendant 33 ans. D’ailleurs, ses nominations aux deux derniers postes constituaient des premières puisqu’aucun ex-étudiant du collège, avant lui, n’avait occupé de telles fonctions.

Sous son règne, le Cégep de Thetford a connu une belle avancée. C’est à lui, entre autres, qu’on doit la mise en place du programme alternance-études de même qu’une gestion fondée sur le développement malgré les restrictions budgétaires sévères. Il s’est grandement engagé dans le développement économique régional, notamment dans le Comité de diversification économique.

Co-auteur des deux logiciels dédiés à l’aide à l’apprentissage qui sont aujourd’hui utilisés dans un grand nombre de Cégeps, il a également co-écrit deux livres sur la pédagogie collégiale, en plus d’avoir prononcé plusieurs conférences. Ses nombreux accomplissements ont été notamment récompensés par l’obtention du Prix Gérald Sigouin pour sa contribution au développement pédagogique du Cégep et du réseau collégial.

M. Gagnon est fier de constater qu’un très grand nombre de gestionnaires d’entreprises, de commerces et d’institutions de notre région ont été formés au Cégep. D’ailleurs, le Cégep, dit-il, est sans contredit l’un des moteurs du développement économique, social et culturel de notre région en plus d’être un instrument de la croissance de la scolarisation dans notre milieu.

« Le Cégep de Thetford est un « grand cégep de petite taille » ai-je toujours affirmé avec grande fierté. Sa taille plutôt modeste constitue l’une de ses forces : proximité du personnel et des étudiants, proximité entre la direction et le personnel, organisation efficace. La réussite du plus grand nombre d’étudiants et la qualité de la formation sont au cœur des préoccupations de tout le personnel. Les taux de réussite sont parmi les meilleurs du réseau collégial dans la majorité des programmes de formation. Nos étudiants deviennent des leaders dans leurs milieux respectifs ».

Directeur général du Cégep:1997-2001

Directeur des études:1995-1996

Conseiller pédagogique:1975-1995

Enseignant en philosophie:1968-1975

Steve Baker

Les scènes du premier film « Rocky » au cours duquel l’acteur Sylvester Stallone effectue des pompes (push-ups) sur une seule main meublent encore aujourd’hui l’imaginaire de tous ceux et celles qui ont assisté à cet exploit sur grand écran.

C’est ce même exploit qui, quelques années plus tard, a inspiré M. Baker à se lancer à la poursuite d’un rêve un peu fou. Pendant que Rocky effectuait six pompes dans son film, l’ex-Thetfordois décide d’établir un record Guinness plusieurs années plus tard en effectuant 82 pompes en une seule minute. Et comme si ce n’était pas assez, il améliore, quatre ans plus tard, son propre record avec 85 pompes, et ce, à l’âge de 40 ans.

Motivé par sa réussite, M. Baker se fixe l’objectif de courir un marathon à 55 ans, un seul. Mais, y prenant goût, il n’en reste pas là et décide d’entreprendre une carrière de marathonien. En quatre ans, il complète 21 marathons, dont douze en sept mois en 2017 (incluant le prestigieux marathon de Boston), sans compter trois autres sorties de 42,2 kilomètres et deux de 50 kilomètres. Et il n’entend pas s’arrêter là puisqu’il aspire à se qualifier pour le marathon de New York et aussi à participer à un ultra-marathon de 60 kilomètres au cours des prochains mois.

Parmi les souvenirs qu’il conserve de son passage au Cégep, M. Baker souligne la bonne formation reçue et la qualité des professeurs. Il se rappelle également avoir participé à mettre sur pied une équipe de volleyball afin de joindre la ligue inter collégiale.

« Mon intérêt vers le génie mécanique s’est surtout développé lors de mes années au Cégep de Thetford. C’est aussi à ce moment-là que j’ai intensifié mon entraînement car je participais à des concours de culturisme ».

Années de fréquentation :1976-1979

Programme d’études :Dessin de conception mécanique

Études post-collégiales :Baccalauréat en génie mécanique à l’Université Laval - Maîtrise en administration des affaires à l’Université Laval

Christian et Jean-Pierre Lagueux

Il est difficile de résumer en peu de mots la carrière de ces deux frères dont les parcours présentent non seulement plusieurs similitudes, mais qui partagent la même passion, les mêmes intérêts et qui ont aussi obtenu un nombre impressionnant de reconnaissances communes.

Tous deux enseignants depuis une trentaine d’années, ils continuent aujourd’hui encore de travailler en collaboration pour réaliser divers projets à l’intention de leurs élèves. Dédiés, engagés, passionnés, innovateurs, voilà quelques-unes des nombreuses qualités qui décrivent Christian et Jean-Pierre Lagueux.

Loin de se contenter de transmettre leurs connaissances à leurs élèves, ils cumulent non seulement toutes sortes d’autres responsabilités en parallèle, mais ils trouvent le moyen d’inventer et d’organiser des activités pédagogiques hors du commun. C’est dans cette foulée qu’ils ont mis sur pied le projet de « Parlement scolaire » dont s’est inspiré l’Assemblée nationale du Québec pour son projet de « Parlement au secondaire » qu’elle parraine et propose maintenant à toutes les écoles du Québec.

Ils sont également les auteurs de nombreuses initiatives qui leur ont valu une multitude de reconnaissances communes, qu’il s’agisse du prix Porteur de traditions des Prix du Patrimoine du Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches, du Prix national Essor Télé-Québec du ministère de la Culture et des Communications et du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, de même que du Premier prix de l’Innovation pédagogique décerné par la Fédération des commissions scolaires du Québec.

À ce palmarès, s’ajoutent également d’autres honneurs comme celui de la Médaille de l’Assemblée nationale du Québec, de la Médaille du Jubilé de diamant de la Reine Élizabeth II, sans compter le Prix du Gouverneur général du Canada pour l’excellence dans l’enseignement de l’histoire canadienne, de même que la Médaille d’argent de l’Ordre du Mérite décernée par la Fédération des commissions scolaires du Québec et de nombreuses autres récompenses.

Les souvenirs des deux frères quant à leur passage au Cégep de Thetford concernent surtout la qualité de l’enseignement reçu et le bon encadrement fourni par les professeurs. Les divers ateliers et exercices réalisés en classe leur ont aussi permis de découvrir un goût pour les projets de toutes sortes qu’ils ont continué à développer.

« Mon passage au Cégep de Thetford m’a permis de confirmer mon intérêt en vue de l’enseignement. Le parcours qu’on m’y proposait correspondait à mes ambitions. L’environnement y était agréable et convivial.» – Christian Lagueux

« Les activités pédagogiques qu’on nous proposait au Cégep m’ont influencé à faire vivre cette expérience à mes élèves. C’est là, au Cégep de Thetford, que j’ai eu cette piqûre. Aujourd’hui, je partage cette passion avec mes classes. » -Jean-Pierre Lagueux

Années de fréquentation :1980-1981 (Jean-Pierre) - 1984-1985 (Christian)

Programme d’études :Sciences humaines

Études post-collégiales :Baccalauréat en enseignement secondaire à l’Université Laval

CHRISTIAN PARADIS

Admis au Barreau du Québec en 1997, monsieur Paradis pratiquera le droit pendant quelques années, mais son intérêt pour la politique l’incitera à briguer les suffrages dans sa circonscription de Mégantic-L’Érable aux élections fédérales de 2006.

Élu sous la bannière du Parti conservateur, il devient rapidement l’homme de confiance de Stephen Harper au Québec puisque celui-ci lui confiera tour à tour les ministères des Travaux publics et Services gouvernementaux, des Ressources naturelles, de l’Industrie, du Développement international et, enfin, de la Francophonie, sans compter qu’il agit comme son lieutenant politique au Québec.

Après plus de neuf années passées au parlement canadien, monsieur Paradis ne sollicite pas de nouveau mandat en 2015 et tire sa révérence de la politique pour accepter le poste de vice-président principal, développement stratégique des services de protection chez GardaWorld.

Lorsqu’il est question des souvenirs qu’il conserve de son passage au Cégep de Thetford, monsieur Paradis est catégorique et affirme qu’il s’agit des deux plus belles années de ses études. La qualité du corps professoral et la camaraderie qui existait l’ont beaucoup marqué. La compétence et la rigueur des enseignants ont fait en sorte de lui rendre la tâche plus facile à l’université. D’ailleurs, selon lui, le Cégep de Thetford jouit d’une très bonne réputation auprès des universités.

« Le Cégep a été une école de vie pour moi. Ces deux années m’ont permis de mettre mes compétences à profit pour réaliser des choses que je n’aurais pas soupçonné être en mesure de réussir. Le Cégep m’a donc apporté équilibre et confiance et cela m’a suivi toute ma vie ».

Années de fréquentation :1991-1993

Programme d’études :Sciences humaines avec mathématiques

Études post-collégiales :Baccalauréat en droit civil à l’Université de Sherbrooke - Diplôme en droit de l’entreprise à l’Université Laval

DENIS GRÉGOIRE

Récipiendaire du prix Heizer remis par l’Academy of Management pour la meilleure thèse de doctorat en entrepreneuriat, M. Grégoire a d’abord travaillé comme professeur pendant près d’une dizaine d’années aux États-Unis avant de revenir au Québec où il est aujourd’hui Titulaire de la Chaire d’entrepreneuriat Rogers – J.A. Bombardier et Professeur agrégé au Département d’entreprenariat et innovation de HEC Montréal.

M. Grégoire a publié de nombreux articles scientifiques sur les efforts des entrepreneurs à imaginer de nouvelles idées d’affaires, sur l’internationalisation des jeunes entreprises et sur les méthodes de recherche en entrepreneuriat. Ses contributions lui ont mérité plusieurs prix. On le sollicite fréquemment pour enseigner et participer à des projets de recherche à l’étranger, notamment en Allemagne et en Suisse.

À HEC Montréal, il œuvre comme Directeur associé du Creative Destruction Lab et Directeur académique de NextAI – deux programmes associés au développement de jeunes entreprises dans les domaines de l’intelligence artificielle. Il est Éditeur associé de l’Academy of Management Journal et membre du comité éditorial de cinq autres revues académiques de premier plan.

« Un avantage intéressant au Cégep de Thetford est qu’on avait de petites classes où se vivait une forte camaraderie! On faisait souvent nos labos en grand groupe, avec quelques leaders qui donnaient les grandes lignes de la façon dont ils approchaient les problèmes à résoudre. On faisait la même chose pour les examens. C’était vraiment de l’apprentissage par les pairs! J’ai aussi adoré les cours de plongée, de canot et de ski de randonnée. Et je salue chaleureusement Danny Lefebvre qui m’a tenu le bras assez longtemps pour que j’évite de me noyer dans le Saint-Laurent. Merci! »

Années de fréquentation :1988-1990

Programme d’études :Sciences pures

Études post-collégiales :Baccalauréat en sciences (Architecture) à l’Université McGill - Maîtrise en sciences de la gestion (Management) à HEC de Montréal - Doctorat en sciences de l’administration (Stratégie et entrepreneuriat) à l’Université du Colorado

ÉRIC PAQUET

Après des études hautement spécialisées, c’est comme agent de recherches senior au Conseil national de recherches à Ottawa et professeur auxiliaire à l’École de science informatique et de génie électrique à l’Université d’Ottawa que M. Paquet exerce ses compétences.

Détenteurs de trois brevets portant sur la description et la recherche des formes tridimensionnelles, il est également l’auteur de plus d’une centaine d’articles liés à son domaine d’expertise dans des journaux et dans des comptes-rendus de conférences. Il a notamment présenté de très nombreux tutorats et conférences un peu partout dans le monde en plus d’exposer sa technologie dans de prestigieuses foires. Il collabore de façon extensive tant avec le monde académique qu’avec l’industrie.

Polyglotte, M. Paquet a fait partie du comité de programme de plus de 70 conférences et ateliers et a été invité comme chercheur en France, en Italie, en Afrique du Sud et en Espagne. Décoré d’une dizaine de prix et de distinctions, il a vu sa technologie licenciée par plusieurs organisations, dont la NASA.

M. Paquet chérit encore de bons souvenirs de son passage au Cégep de Thetford. L’atmosphère qui y régnait et la compétence de ses professeurs lui ont permis d’y passer deux belles années. Il se rappelle notamment un cours de maths qu’il a suivi en été avec des étudiants d’un peu partout au Québec puisque le Cégep de Thetford était un des deux seuls à offrir ce cours.

« Ma présence au Cégep de Thetford a été un bon stimulant. Nous avions des professeurs motivés et compétents qui nous ont bien préparés aux prochaines étapes de notre vie. Ils nous ont inculqué les bonnes façons de travailler. L’interaction était agréable. Cela a définitivement eu un impact sur ma carrière ».

MATTHEW KABOLAMBI BERGERON

Matthew Kabolambi Bergeron aura marqué, à sa manière, l’histoire de l’équipe de football des Filons puisqu’il est devenu le tout premier joueur issu du programme de football du Cégep de Thetford à atteindre le prestigieux circuit universitaire de la NCAA en division 1.

Joueur de ligne offensive, il ne regrette pas son choix d’avoir opté pour les Filons afin de poursuivre son développement. Sollicité par plusieurs établissements, il a apprécié la vision du Cégep, de même que le temps, l’argent et l’importance consacrés aux sports.

Repêché par l’Orange de Syracuse, il y poursuivra sa carrière universitaire tout en étudiant en travail social.

Le passage de Matthew avec les Filons demeurera gravé dans ses souvenirs. En plus d’avoir pu poursuivre sa progression, il affirme avoir eu accès à de bons entraîneurs et à une belle visibilité. À preuve, plusieurs universités canadiennes cherchaient également à recruter ses services.

« Ma venue chez les Filons m’a donné les outils pour progresser et poursuivre ma carrière. Le Cégep aura toujours une grande place dans mon cœur. Je vais d’ailleurs continuer à venir m’y entraîner l’été. C’est un grand honneur de représenter les Filons et le Cégep de Thetford qui ont cru et investi en moi ».

Années de fréquentation :2017-2019

Programme d’études :Sciences humaines

Études post-collégiales :Université de Syracuse à compter de l’automne 2019

Richard Cloutier

Nul n’aurait pu se douter de l’ampleur de la carrière qu’allait connaître M. Cloutier à l’issue de sa graduation en informatique du Cégep de Thetford.

Pourtant, à force de persévérance et de détermination, il est parvenu à se hisser dans les hautes sphères du Mouvement Desjardins jusqu’à devenir Premier vice-président Technologies attitré au secteur Gestion de patrimoine et Assurances de personnes. La route l’ayant mené à cette fonction, qu’il a délaissée en 2017 au moment de son départ à la retraite, a été parsemée d’une foule de réalisations.

C’est ainsi qu’il a d’abord vaqué à divers mandats dans le domaine du développement des systèmes et de l’exploitation, qu’il a planifié, dirigé et contrôlé les activités de gestion de projets pour finalement conseiller la haute direction en matière de virage technologique.

Sa rigueur, ses qualités de planification et d’organisation, de même que son penchant pour l’innovation et l’utilisation des technologies de pointe sont à l’origine de sa réussite.

M. Cloutier se rappelle la complexité des problèmes que ses professeurs lui soumettaient et qui l’ont formidablement préparé à faire face à la réalité du marché du travail.

« La façon dont les enseignants nous ont appris à travailler, soit avec beaucoup de rigueur, de même que le niveau de recherche que cela exigeait ont fait en sorte que nous étions bien outillés pour faire face aux défis de la vie courante. Lorsqu’on se retrouvait en stage avec des étudiants d’ailleurs, on constatait que nous avions une longueur d’avance au niveau des connaissances ».

Sylvie Nadeau

Jouissant d’une réputation qui dépasse les frontières, il n’est pas étonnant que madame Nadeau possède aujourd’hui une telle renommée puisque, dès le début de ses études, ses pairs reconnaissaient en elle tout le potentiel pour devenir une grande médecin.

C’est ainsi qu’en plus d’avoir obtenu des bourses du Conseil de recherche du Canada et de l’Académie Nationale de Médecine de Paris, elle a décroché le Prix d’excellence décerné par l’Association des médecins de langue française du Canada lors de sa graduation.

Tout en poursuivant sa pratique, madame Nadeau n’a cessé de parfaire ses connaissances par des formations à Vancouver, Pittsburgh, Toulouse et Brescia afin de développer des techniques en chirurgie endoscopique des sinus et de la base du crâne. En plus d’exercer sa pratique au CHU de Québec, elle transmet à son tour son enseignement entres autres aux étudiants de la faculté de médecine et aux résidents du programme d’ORL de l’Université Laval. Ses compétences sont à ce point reconnues qu’elle est examinatrice pour l’examen du Collège Royal du Canada en otorhinolaryngologie et chirurgie cervico-faciale.

Elle a aussi mené et mène encore plusieurs projets de recherche et a publié de nombreux articles, ce qui fait d’elle une conférencière très courue.

Les souvenirs abondent à l’esprit de madame Nadeau lorsqu’elle évoque son passage au Cégep de Thetford. Qu’il s’agisse de la proximité avec les professeurs, de la qualité de l’enseignement, des belles amitiés qui se sont développées ou même du fameux Bloup Bip, tout cela demeure présent à sa mémoire.

« Le Cégep m’a permis de constater qu’il n’est pas nécessaire de fréquenter de grands établissements pour avoir un très bon enseignement. J’ai eu droit à d’excellents professeurs et j’essaie de m’inspirer d’eux pour créer la même proximité avec mes étudiants ».

Années de fréquentation :1993-1995

Programme d’études :Sciences de la nature

Études post-collégiales :Doctorat en médecine à l’Université Laval - Diplôme d’études supérieures en oto-rhino-laryngologie à l’Université Laval - Fellow d’associé du Collège Royal des chirurgiens du Canada - Fellowship en rhinologie et en chirurgie des sinus et de la base du crâne, CHU de Toulouse - Formation complémentaire à Brescia (Italie)

Dominique Boies

Relever des défis, mener une entreprise au succès et passer à une autre étape, voilà le parcours de M. Boies depuis le début de sa carrière.

Aujourd’hui à la tête d’Enerkem, une société spécialisée dans la fabrication de biocarburants et de produits chimiques renouvelables à partir de matières résiduelles non recyclables, il en est le président, chef de la direction par intérim et chef de la direction financière. À ce titre, il dirige et supervise tous les aspects d’ordre financier, comptable et juridique de l’organisation.

Comptant plus de 20 ans d’expérience en stratégie d’entreprise, en opérations et en financement de sociétés, M. Boies a auparavant occupé le poste de Premier vice-président et chef de la direction de RONA où il a été responsable de la stratégie d’entreprise et financière, des relations avec les investisseurs, de la comptabilité, de la trésorerie et des affaires juridiques. Il a entre autres dirigé le redressement de l’entreprise et la transaction qui a mené à l’acquisition de RONA par Lowe’s. Il a aussi occupé divers postes de haute direction à la Banque Royale et à la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Pour M. Boies, les deux années passées au Cégep de Thetford représentent de bons souvenirs qu’il se remémore avec plaisir.

« En plus des études, l’aspect social était très développé au cours de ces années. Heureusement, on avait aussi l’opportunité d’allier le sport et les études. Je me rappelle encore que je faisais partie des équipes de soccer et de ski du Cégep. Pour des personnes qui bougeaient beaucoup comme moi, ça nous permettait d’évacuer notre surplus d’énergie ».

Années de fréquentation :1989-1991

Programme d’études :Sciences humaines

Études post-collégiales :Baccalauréat en finances à l’Université du Québec à Montréal - Maîtrise en finances à l’Université du Québec à Montréal

Pierre Dubreuil

Sans qu’il ne le sache, c’est à une carrière remplie de nombreuses réussites qu’était voué M. Dubreuil à l’issue de ses études.

Investi de grandes ambitions, il fait ses premières armes à la Banque fédérale de développement, puis travaille ensuite tour à tour pour Exportation et développement Canada et pour la Banque industrielle du Japon à Toronto où il agit comme vice-président.

Il œuvrera ensuite pendant 18 ans pour la Banque Nationale du Canada et il y occupera des postes de direction au sein de fonctions clés comme la syndication, le crédit, les prêts commerciaux, le marketing et les solutions d’affaires avant de devenir vice-président des affaires internationales.

Finalement, M. Dubreuil se joint à la Banque de développement du Canada en 2012 dont il est aujourd’hui le vice-président exécutif – Financement. À ce titre, il est responsable du financement et du soutien à l’exploitation à l’échelle de la Banque. En 2017, il reçoit le prestigieux Prix Catalyst Canada pour souligner sa contribution exemplaire en matière d’avancement des femmes et de la culture d’inclusion dans les milieux de travail canadiens.

Le passage de M. Dubreuil au Cégep de Thetford s’est avéré pour lui une ouverture sur le monde. Il rappelle que ces deux années lui ont permis d’étendre ses horizons au-delà des préoccupations locales en côtoyant des étudiants provenant d’autres milieux.

« À mon arrivée au Cégep, les gens de minorités étaient peu nombreux à Thetford. Puis, il y en a eu de plus en plus. Ceux-ci ont pris leur place au sein de la société, tout comme les femmes qui, heureusement, occupent maintenant aujourd’hui des postes importants dans toutes les sphères d’activités ».

Années de fréquentation :1973-1975

Programme d’études :Sciences de la santé

Études post-collégiales :Baccalauréat en administration des affaires à l’Université Laval

Jean-François Lisée

Issu d’une famille œuvrant dans le domaine des affaires, c’est toutefois vers le journalisme que monsieur Lisée se tourne et entreprend une carrière qui l’amènera à travailler comme correspondant à Washington et à Paris.

Réputé journaliste, il rédigera ensuite ses articles pour le compte du Washington Post, du New York Times et aussi pour Le Monde. Il publie également plusieurs ouvrages sur la politique québécoise avant de devenir conseiller des premiers ministres Jacques Parizeau et Lucien Bouchard.

Après un intermède d’une dizaine d’années au cours duquel il est chef de la direction du Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal, il se lance lui-même en politique. Élu sous la bannière du Parti Québécois, il sera ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur et deviendra chef de son parti en 2016 jusqu’à son départ deux ans plus tard.

Poursuivant aujourd’hui une carrière qu’il n’a jamais vraiment délaissée, soit celle d’écrivain et de conférencier, M. Lisée conserve des souvenirs impérissables de son passage au Cégep de Thetford.

« La vie étudiante était très active. Assemblées, journal étudiant, radio étudiante, conférences d’invités, spectacles, une réelle effervescence qui a fait de mon passage au Cégep un moment important d’acquisition de connaissances mais aussi de préparation à une citoyenneté active. Ces années au Cégep de Thetford ont fait de moi un citoyen plus averti, mieux préparé aux défis de la vie professionnelle et politique ».

Années de fréquentation :1974-1976

Programme d’études :Sciences humaines

Études post-collégiales :Licence en droit et maîtrise en communications à l’Université du Québec à Montréal

Pierre Maheux

Très tôt, le talent et les compétences de M. Maheux ont été reconnus et lui ont permis de gravir les échelons jusqu’à devenir un influent dirigeant au sein de l’entreprise Cogeco.

En fait, dès la fin de ses études, M. Maheux a attiré l’attention en décrochant la première place au Canada à l’examen final en finances de l’Ordre des comptables professionnels agréés (CPA). Son arrivée chez Cogeco se fait peu de temps plus tard en tant que directeur général de la filiale de câblodistribution desservant les secteurs de Thetford et de la Beauce. Il accédera rapidement à d’autres fonctions qui l’amèneront à occuper des postes clés au sein de l’organisation pour laquelle il est aujourd’hui vice-président, contrôleur corporatif.

Ses responsabilités professionnelles ne l’ont pas empêché de s’impliquer activement dans la vie de sa communauté. Il a notamment siégé au sein de plusieurs conseils d’administration et a été fortement engagé dans un grand nombre d’événements sportifs.

Le Cégep de Thetford occupera toujours une place importante dans les souvenirs de M. Maheux puisque c’est là, dit-il, qu’un étudiant apprend à s’auto-discipliner et à se responsabiliser. La proximité avec le personnel, la qualité de l’enseignement et l’environnement convivial constituent de beaux souvenirs qu’il conserve.

« Le Cégep a été un formidable tremplin qui m’a permis de confirmer mon choix de carrière. Les apprentissages que j’y ai fait m’ont bien préparé pour les étapes suivantes. D’ailleurs, le Cégep de Thetford jouit d’une excellente réputation. De plus, il faut apprécier sa présence qui permet à plusieurs d’étudier, de travailler et de demeurer en région ».

Années de fréquentation :1979-1981

Programme d’études :Sciences humaines avec mathématiques

Études post-collégiales :Baccalauréat en sciences comptables à l’Université du Québec à Trois-Rivières

Yves Gamache

Autodidacte, inventeur, innovateur, entrepreneur, voilà autant d’appellations qui définissent M. Gamache dont le parcours professionnel atypique n’en est pas moins très reluisant et rempli de succès.

Après avoir occupé quelques emplois dont un pour lequel on lui confia, en raison de ses compétences, le poste de directeur de l’ingénierie alors qu’il n’avait même pas de diplôme d’ingénieur, M. Gamache déchante rapidement devant l’immobilisme dont il est témoin lorsque surviennent des problèmes.

Préférant la recherche de solutions, c’est alors qu’il décide, comme il le dit lui-même, de prendre le taureau par les cornes et d’utiliser ce qui le caractérise le plus, c’est-à-dire son imagination, pour lancer sa propre entreprise en 1992. Près de trente ans plus tard, son histoire à succès se poursuit. Détenteur de plus de 130 brevets ayant mené à une quarantaine d’inventions, il a généré au fil des ans plus d’une centaine d’emplois directs et indirects grâce à ses entreprises Contrôle Analytique, Analytical Flow Products et Analytical Sensing Devices, toutes œuvrant dans le domaine analytique avec une technologie basée sur un plasma de faible puissance. Plusieurs composantes spécifiques ont aussi fait l’objet de développement.

Reconnu en Chine et en Europe où il possède des bureaux et fait de nombreuses affaires, M. Gamache déplore que la bureaucratie complique autant les choses pour les entrepreneurs au Québec, constatant que nul n’est prophète dans son pays.

Faisant preuve de modestie devant tous les honneurs et récompenses déjà obtenus, M. Gamache admet que s’il a toujours eu le goût de « patenter », c’est au Cégep qu’il a commencé à aimer les études et qu’il a développé le goût d’approfondir les choses.

« J’étais un fonceur, j’aimais le risque. J’avais déjà plein d’idées à l’époque du Cégep et j’ai pu beaucoup bricoler grâce aux outils qu’on mettait à notre disposition. Le goût de la recherche et de bouquiner que j’ai encore aujourd’hui date de cette période. Le secteur de la haute technologie m’a toujours passionné ».

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