Cégépiens d'exception

Jacques Létourneau

La présence de M. Létourneau à la présidence de la CSN depuis 2012 n’a sans doute pas de quoi étonner son entourage de même que tous ceux qui l’ont connu alors qu’il était encore étudiant.

En effet, car c’est au sein même des salles de classe du Cégep de Thetford qu’il entreprend son parcours militant afin de défendre les droits de la classe ouvrière québécoise. Les cours des « deux Paul » comme on les appelait à l’époque – Paul Vachon en histoire et Paul Morissette en sociologie – n’ont pas été étrangers aux prises de position politiques de M. Létourneau, rapidement élu président de l’association étudiante du collège.

Sitôt sorti des bancs du Cégep – il dit d’ailleurs à ce sujet qu’il militait un peu plus qu’il étudiait (!) – il entreprend des études en histoire à l’Université de Sherbrooke. C’est au cours de ces années qu’il sera élu à titre de secrétaire général de l’Association nationale des étudiants et étudiantes du Québec (ANEEQ).

Pour payer ses études, il obtient un emploi de préposé aux bénéficiaires à l’hôpital Charles Lemoyne, où il deviendra président de son syndicat local. À 30 ans, il sera élu secrétaire-général du Conseil central du Montréal métropolitain de la CSN. Nommé adjoint du comité exécutif de la CSN aux affaires internationales, il est élu en 2011 vice-président de la CSN. L’année suivante, il sera plébiscité en tant que président de la centrale syndicale.

« Mes années au Cégep de Thetford, ce ne sont pas seulement les plus belles années de ma vie, ce sont surtout celles qui ont forgé mes convictions, mes positions et mon désir de me battre, chaque jour, pour améliorer les conditions de vie et de travail de mes concitoyennes et de mes concitoyens. Certainement, j’ai eu ben du fun à écouter les shows de Plume que ma mère m’interdisait d’aller voir, par ailleurs. Mais j’y suis d’abord et avant tout devenu un homme, fort de tous les apprentissages que m’a offerts l’ensemble du personnel du Cégep, à qui je dois une immense gratitude. »

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