Cégépiens d'exception

Christian Langlois

Sans le savoir, nous avons tous déjà regardé une publicité, une vidéo en ligne ou un générique d’ouverture de série télé qui est l’œuvre de Christian Langlois.

Qu’il s’agisse d’un clip, d’une publicité pour des marques aussi prestigieuses que le Cirque du Soleil, Air Canada, Bombardier, Mastercard, 3 M, Nivea, Verizon, Toshiba ou d’un générique d’une série télé d’Ici Radio-Canada, TVA, l’ONF ou d’ailleurs comme NBC, Canal +, BBC2 et même d’Asie, il est l’homme derrière des dizaines et des dizaines de réalisations couronnées de succès.

Il débute en arts électroniques, comme artiste vidéo, où il est accueilli par diverses fondations, galeries et musées en art contemporain européens, notamment en France par le ministre français de la Culture, Jack Lang, sous la présidence de François Mitterrand.

Si son nom évoque peu au commun des mortels, il en est tout autrement dans le cercle des grands artisans de la publicité et du divertissement puisque ses œuvres ont été consacrées ici et à l’international à de nombreuses occasions : Lion à Cannes, Clio à NYC, SXSW, London International Awards, The Bessies, Webby awards, CMA, Promax Awards de Los Angeles, Prix David Ogilvy, Applied arts, Publicité Club de Montréal et Prix Gémeaux.

D’une vidéo avec Claudia Schiffer à diverses séries cultes telles que Versailles en passant par une publicité virale vue par 47 millions d’internautes à travers le monde, Christian Langlois emmagasine les réussites et, surtout, la notoriété auprès de ses pairs.

Ayant d’abord fait sa marque à MusiquePlus, comme réalisateur et directeur de création, M. Langlois a par la suite multiplié les projets en ce sens, allant à piloter le lancement d’une chaîne télé nationale en Mongolie : Mongoltv.

Tout en poursuivant sa carrière dans le monde de la publicité et de l’image de marque, il travaille pour les plus grandes sociétés de production d’ici et d’ailleurs en plus d’opérer sa propre boîte de consultation visuelle, mémoire liquide.

Si les souvenirs de son passage au Cégep sont encore aussi frais à sa mémoire que nombreux, il ne peut ignorer la qualité des enseignements et de certains de ses professeurs comme Louise Cotnoir, André Jacques et le regretté Simon Proulx avec lequel il a eu le privilège de travailler pendant deux étés.

Sa participation à Amistad, dit-il, lui a également permis de s’ouvrir sur la réalité sociale, économique et surtout celle des femmes. Par ailleurs, son engagement au sein du journal du mouvement étudiant et de la radio étudiante a aussi beaucoup façonné son parcours.

« Mon passage au Cégep de Thetford m’a permis de développer mon intérêt pour les arts, l’audio-visuel et la pensée critique. Le Cégep a été pour moi un lieu de découvertes à caractère culturel extraordinaire. Sans tout ce que cela m’a apporté, je n’aurais pas la lecture du monde que j’ai aujourd’hui ».

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